12 mai 2008

Victoire de la Musique

8070a91a3bcc96d1059aba9678d3aea5.jpgPascal Sevran est mort.

07 mai 2008

Pluies en Birmanie : on junte sous la douche

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Est-ce que vous saviez que lors du dernier Sommet des Juntes Militaires Unipersonnelles, tout le monde était Général?

Résultat, pendant les débats "Moustache sur treillis: 3 couleurs maximum?" et "Ventres vides, ventres à junte?", ils étaient près de 741 sur l'estrade à se serrer face à une salle remplie de tables vides (exception faite d'un Sous-commandant et d'un Colonel sur un banc au fond).

Après de nombreux votes à une voix, il fut d'ailleurs décidé de supprimer le Sommet des Juntes Militaires Unipersonnelles, et de créer à la place le Forum des Militaires Unipersonnels En Quête de Junte. Gageons que la fréquentation devrait être plus équilibrée cette année, surtout avec l'introduction d'activités plus ludiques, comme un lancer d'opposants nains, une partie de juntes en l'air ou une lutte de juntes contres méchants.

On rappelle que selon les dernières statistiques de l'ONU, près de 3 juntes sur 5 sont encore constituées à l'ancienneté, et non au mérite.

30 avril 2008

Devinette: c'est quoi un ouvrier qui a son poing enfoncé dans le cul d'un âne?



... Un mécanicien Amish
.
Hum.

Blague extraite du fantastique spectacle de Jeff Dunham, acteur américain, comique de stand-up et surtout ventriloque, dont voici un extrait sous-titré. Je vous recommande chaudement de visionner l'ensemble de son spectacle (disponible par tous les moyens que la morale réprouve, y compris en petits morceaux comme celui-ci...)
C'est vrai, ça fait combien de temps que 1) vous n'aviez pas vu de ventriloque, qui 2) vous avait fait rire? Mais au fait, comment ça marche ventriloque? Moi quand j'essaie, j'arrose...

Merci Môman Gouvernement

acf8ef77403e6356258d4a175d012415.gifMais au fait, connaissez-vous quelqu'un qui soit déjà allé sur le site www.mangerbouger.fr ?

28 avril 2008

La première gorgée de vers, et autres plaisirs 'minuscules"..

Connaissez vous 'Minuscule', une série animée française à la Tex Avery mettant en scène des insectes en 3D dans des décors naturels, façon Microcosmos sous champignons acides?
Le site officiel est ici, et pour vous donner l'eau à la bouche, un petit film parmi les nombreux disponibles sur le net:

26 avril 2008

Comment j'ai découvert le plaisir à moitié prix

be0b94c2e85e175e178c6a2cbeb6472e.jpgIl ne faut jamais confier ses fesses à un inconnu. Cette règle élémentaire de survie dans certains quartiers pittoresques de Paris s'applique aussi aux masseurs; j'ai pu le constater récemment.

Un oeil un peu exercé aura remarqué qu'après les restaurants chinois, les restaurants japonais, les friperies et les épiceries, la dernière étape dans l'expansion horizontale des commerçants chinois consiste à ouvrir des salons de massage à prix cassés. L'un de ceux-ci a ouvert en bas de chez moi.

Or j'ai toujours été enclin à me faire palper. Il m'est difficile de résister à l'appel d'une main grasse et indifférente sur mes reins. En plus, j'aime être oint. ("Oins, oins", comme dit le anard qu'on va laquer, blague politique chinoise hélas intraduisible).

J'ai donc poussé la porte de l'officine, ignorant une vitrine opaque couverte de promesses de félicité, du style "Yang Tsé Kiang le long massage tranquille". Derrière un comptoir enfumé d'encens, avait été élevée sur un tabouret une femme entre deux âges (disons 60 et 70) qui attendait le premier client. Le lieu sentait encore la peinture, le thé et un je ne sais quoi de sulfureux.

"Je viens prendre rendez-vous pour un massage", mentis-je (j'entrais juste pour voir, bien sûr). "Oui, nous avons massage et rendez-vous, oui", susurra l'ancêtre. Elle me tendit un menu, recyclé du restaurant précédent: il restait les numéros des plats à côté des choix de massages. Quand j'ai vu "112 - La main dans le sac", "69 - Lotus Ouvert à la Rosée", "56 - Mandalaïe-la-main (remise en forme tonique)", "87 - Sentiment Vaporeux", "12 - Plénitude Ambrée", "24 - Soupir Extatique" et autres réminiscences de mes déjeuners chez Oh Poivrier!, j'ai craqué. Je vous devais cette expérience, mes chers lecteurs... Mon choix s'est porté sur "79 - Ying & Yang Total Régal", option futon (le top, m'assura-t-on).

d28b8ef502969699f4d390c6c9f040bc.jpeg Quelques instants plus tard, je suis au ras du sol sur un matelas-feuille, le temps d'avoir fait valser pantalon et t-shirt dans un coin, et j'attends la masseuse. C'est alors que je remarque le fond sonore: la musique qui accompagne l'ambiance "temple et jungle" me semble familière. Oui, c'est bien la petite musique de nuit rejouée au piccolo et à la cythare. Une jeune femme entre, vêtue d'une robe traditionelle (d'où? je ne sais). Elle montre mon caleçon en secouant la tête, "pas garder, mieux sans". Ah. Un coup d'oeil à la porte entr'ouverte... Conciliabule avec moi-même: fuir en calebute, traverser la rue, me cacher une quinzaine d'années? Mouais. En même temps, au point où j'en suis... Me voici donc nu comme un vers, allongé face contre terre, une serviette jetée sur mes fesses. La mort dans l'âme, j'attends le viol, les bambous puis la mort lente. Je me console en me disant qu'avec un peu de chance, je finirai ce soir dans un nem (voire un nem commandé par un salarié consciencieux resté en heures sup, hé hé). Une sensation soudaine et inédite me ramène à la raison: ma masseuse VIENT DE S'ASSEOIR SUR MES FESSES!!!! ELLE VEUT MON CORPS (enfin je crois)!!! Je ne suis plus que tension et muscles bandés. Enfin, j'espère pas trop... Et si jamais... Non, j'enfonce mon visage dans le matelas et je pense très fort à moi dans un nem, moi dans un nem, moi dans un nem, moi dans... un rouleau de printemps... Non!!!

Ouf, le massage commence. Pas si mal. Tant que je n'ai pas à me retourner, après tout.. Tiens, c'est agréable dans l'aine, aussi: il y a des points d'acupression. Ca passe à deux doigts. La vraie douleur ne vient qu'au malaxage des extrémités: avec ses petits ongles de sadique,  elle me perce les paumes, elle me tibétise la plante des pieds! Je me retiens de hurler - les doigts de l'homme, merde! Puis vient l'heure de se retourner. A ce stade, plus rien ne peut m'arriver. J'affronte avec bravoure les poings enfoncés dans mon gras, les pouces sous les aisselles, je prends tout et je râle. Je passe sur le canon de Pachelbel réarrangé à coups de gongs qui ponctuent mon agonie.

C'est la fin. Je m'extrais péniblement du matelas-suaire remodelé par mes écartèlements, et je me rhabille, seul, si seul, luisant d'huile et de larmes amères. J'ai honte de sortir et de me présenter vaincu, la queue entre les jambes. J'ouvre la porte: elles sont toutes là, les masseuses en kimono, leur chevelure soyeuse flottant dans les effluves d'encens, assies devant le comptoir de leur mère maquerelle (elle compte des billets). Et elles parlent, et elles rient. J'ai été dominé. Je suis leur pute.

Au final, que dire? Eh bien, c'était pas mal du tout. Mais n'oubliez pas: massage à prix cassé, gare aux coup de bambou...

25 avril 2008

Au Poil S.A.: le roman (2) - Pseudo ou pas pseudo?

6313b373dc4a90bf5d57a08906687902.jpgEcrire à quatre mains sur un clavier, ça fait peur aux enfants, surtout quand c'est une seule et même personne qui écrit.
Nous heureusement, on est deux.
Mais même être à deux ça effraie. Difficile pour un éditeur, ça ne facilite pas la promo; suspect, même, à l'opposé du statut d'écrivain solitaire au passé mystérieux, cher aux ménagères amoureuses. Pourtant, on n'est pas des écrivains, j'insiste, on est juste des auteurs dont la seule ambition et de divertir en jouant avec le lecteur. Et dans ce cas précis, il est plus efficace d'être à deux (et puis c'est plus rigolo pour travailler).
Non, surtout, nos noms sont aussi peu sexy qu'une peau de salami sur une jarretière. Emmanuel D. et Jean-Baptiste M.
Alors se pose la question du pseudo.
Un pseudo unique, du style Hergé, Coluche, Dany Brillant? Un anagramme, Voltaire, Sébastien Japrisot, Avida Dollars? Deux noms accolés façon Boileau Narcejac, Gon Court, ou Shake Speare? Deux prénoms, à la "Canal+ c'est sympa on se tutoie", genre Omar & Fred, Nicolas & Bruno, Kad & Olivier, ou encore à la "Nouvelle Star Academy on a des faux prénoms de cool", genre Ohmarr & Frède, Nickola & Pruno, Khaddie & Ollivié?
Le doute m'habite.

22 avril 2008

Alice au pays d'énerveille

75c41a6e07ad51f813a5bc344e1ad076.jpgOn se souvient de l'annulation en 2005 du "Festival des Films Français Sans Gérard Depardieu", qui avait fait grand bruit (voir nos archives).
On apprend aujourd'hui que c'est carrément la "Grande Sauterie Annuelle des Films Populaires Sans Alice Taglioni" qui est menacée, faute d'un nombre suffisant de films présentés. Le jury, principalement féminin, se désole.

Le mâle en moi apprécie toujours une bonne figurante qui pigeonne, mais de là à ce qu'elle 1) parle puis 2) élimine toutes les autres espèces, façon pigeon parisien, non! Arrêtez de la nourrir! Laissez vivre les actrices!
En plus, son nom de scène... Je la confonds toujours avec une marque de pâtes fraiches.

(PS: oui, certains pigeons parisiens parlent.)

Etudions le Resse antique

Une sympathique interview de notre Resse national: ici.

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"Parfois je me sens raplapla",
nous confie l'illustre blogueur.

16 avril 2008

Mon bureau. Mon ascenseur. Hier.

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07 avril 2008

Nouvelles à emporter (5)

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Un sécateur simple
Emerveillé par la douceur soyeuse de ses rosiers, Daniel ne vivait que pour son sécateur. Il ne s'en séparait jamais, sauf le matin, de peur de le faire rouiller lors des ablutions quotidiennes auxquelles il s'adonnait, dans la baignoire de sa mère qu'il partageait depuis trente ans. Chômeur sans histoire, célibataire sans histoires, son amour du jardin occupait son esprit et consolait sa vieille maman.
Veuve et retraitée, celle-ci avait élevé avec succès quatre filles, toutes bien mariées à l'autre bout du monde. Elle se lamentait désormais sur Daniel, son petit dernier, le garçon du miracle qui avait fait la dernière joie de son père -- maintenant, le raté qui taillait les rosiers. Avec une maigre pension de veuve pour subsister avec son fils, elle espérait comme à chaque nouveau printemps qu'il s'en aille. Qu'on lui enlève enfin cette épine du pied.
A ces mots, son fils sut quoi faire. Il sortit son sécateur et s'approcha.

03 avril 2008

Acunipuncteur : les femmes crient Grasse

b26fef2049c02a907dbd629bf6c5e358.jpgFabuleux...
Ca rappelle un épisode de Sex & The City (Samantha et le masseur).
Vous l'avez bien lu dans l'annonce...

31 mars 2008

Au Poil S.A.: le roman (1) - le titre et le genre

6313b373dc4a90bf5d57a08906687902.jpgDepuis le temps que je fais des allusions à Au Poil S.A. le roman, je vous devais bien quelques compte rendus!
Rassurez-vous, je vous épargnerai un mur de lamentation sur la difficulté de se faire lire par un éditeur quand on est inconnu, surtout quand on est deux inconnus, les blogs en sont plein (de murs, de lamentations et d'inconnus).
Non, en revanche on va parler un peu de tout ce qu'on a fait depuis que ce livre a été fini -- et il a été fini puis remanié de nombreuses fois!

Pour accompagner le manuscrit, il semblait utile d'aider les maisons débordées, peu enclines à se plonger dans nos 200 feuillets empilés sur 17000 autres pages A4 coupantes. Un dossier de présentation s'imposait.

D'abord, commencons par le titre : Au Poil S.A., comme Au Poil, Société Anonyme. C'est le nom de l'entreprise de peluches intelligentes qui sert de cadre de départ au récit. En réalité, le titre complet du roman est :

Au Poil S.A.,
ou comment capturer un nounours trop malin
et autres astuces pour sauver le monde (et sa copine)

Un titre un peu dans l'esprit des Tom Sharpe.
Quant au genre, on a longuement hésité et il nous semble que "roman divertissant" est assez explicite (j'avais pensé à thriller comique, polar pour rire, fiction ha ha, voire histoire crack boum pouet, mais sans doute aurait-ce été trop absurde pour un premier contact avec de potentiels éditeurs; il est dit-on préférable de leur donner envie de travailler avec vous sans mettre en péril l'intégrité de leurs nerfs).
Le livre narre les aventures d'un certain André Bobinov. D'où le sur-titre, comme pour Buck Danny ou Tintin: "Les aventures de Bobinov". Et voilà! Ah si, juste, ne pas oublier les coordonnées des auteurs en dessous. Et là, dilemme...

A suivre.

30 mars 2008

Quand le CSA n'est pas là, les junkies dansent

9ef3e4c6508e4fb3bc77bf9dfcf93a07.jpgJe suis passé à la soirée Technikart à l'occasion de la sortie du hors-série Littérature et du désormais traditionnel concours de manuscrits. La soirée a eu lieu dans la royale suite du Royal Monceau: vodka à volonté (dont une traître, à la poire); DJ inspiré (un individu passant de bons vieux singles de blaxploitation ne peut être foncièrement mauvais); et comme toujours, regards plutôt blasés, cheveux longs et visages poilus. Mais surtout le génie tenait à l'endroit: une suite privée d'un hôtel privé, avec invités privés... donc cigarettes à volonté en même temps que le verre d'alcool à la main! Comme au bon vieux temps... Je le redis avant que le CSA nous la joue à la Pékin: vive le tabac! vive la vodka! (et vive la citrate de béthaïne).

538c3e016987cc05ff985222a2f29cc3.jpg En revanche, la suite royale esprit 'rockstar' manquait un poil de groupies nues en transe brinquebalant des seins au dessus des tables basses, avec des rockers cuir qui déclament "We all need golden copulations" avant que de s'écrouler dans le jacuzzi débordant de coke, tandis que le bassiste frustré s'étouffe sur son médiator... Non, c'était plus littéraire. Ainsi, la baignoire ne contenait que des glaçons d'eau, destinés aux cocktails -- aucune chance de les voir s'écouler avec du champ' dans le décolleté assoiffé d'une passante propice (pourtant je me suis caché et j'ai attendu).

(séquence name dropping)
Le président du jury l'an dernier était Régis Jauffret, cette année, c'est l'excellent Eric Naulleau, fidèle à l'image que j'avais de lui en lisant ses pamphlets jouissifs. Avant, j'ai revu avec plaisir Baptiste Liger, le gourou livres qui régalait, dont j'apprécie l'intégrité et les bons conseils de lecture et d'édition. Revu également les Glimmer Twins Vincent Jaury et Gaëtan Husson, créateurs de la revue Transfuge, toujours au bon endroit au bon moment. Je les ai vus depuis le début de leur aventure et franchement, c'est impressionnant.
(fin de la séquence name dropping)

Bref, une bonne soirée, sauf pour les chargés de la corvée de nettoyage (ou corvée gerbi). J'espère que les conseils et les aides glanés ici et là aideront à survivre dans le milieu hostile de l'édition.
A suivre...

29 mars 2008

Presque malsain...

Laissez vous gagner par une certaine inquiétude au fur et à mesure qu'elle vous suit: http://cubo.cc/

Trouvé chez Vinvin.

26 mars 2008

Tout le monde aime Pixar

Pour vous faire patienter tant que je suis à Nice avec mon bébé qui ne rit jamais (je l'ai surnommé Spleen le jeune), un fabuleux petit court métrage de Pixar...

>
Pixar - Lifted - The funniest videos are a click away

18 mars 2008

Le savoir ancien est plus vieux que l'autre

Je livre à votre dé-sagacité ce site : la dEsencyclopédie, que je découvre en même temps que vous (je parle à ceux qui viennent de cliquer sur le lien..) Une sorte de wikipédia absurde, un quid du non-sens, bref, le genre de site que j'aurais adoré fonder!
En particulier:
- cette page, décrivant les armes qui n'existent pas, mais qui devraient...
- cette page, relatant l'histoire des poignées de porte, qui vaut son pesant de bobinettes...
- cette page, révélant la technique pour écrire un roman policier...
A suivre!

14 mars 2008

Visiteur unique qui arrive ici par Google, toi aussi tu t'es fait arnaquer (*)

3bdbf2a60f8d651ae8c7724ef66e060f.jpegNous devisions gaiement entre macaques, au bureau, et le sujet du jour était: les plus belles arnaques. Connaissez-vous celle-ci, qui ressemble fort à une légende urbaine mais qui est de loin ma préférée?

C'est en Australie (détail dont je n'ai jamais compris l'importance - ce doit être le détail mnémotechnique, toute bonne légende urbaine en a un..)
Des petites annonces proposent la vente de films pornos et autres matériels contondants et ligotant de sex-shops, à des prix de nature à faire lever l'oreille au plus endurci des lecteurs. Les commandes affluent accompagnées du réglement (chèque ou liquide, c'est selon).
Plusieurs semaines passent, pas de nouvelle, et voilà que tous les clients reçoivent par la poste une lettre de la société vendeuse, s'excusant de l'impossibilité d'honorer la commande et par là même les fantasmes de clients désormais frustrés. Bien évidemment, un chèque de remboursement est joint, donc tout va bien. Et pourtant.
Le nom de la société émettrice était en substance "Sado-maso, Sodomie et Petites Culottes Rhââah, S.A.R.L.". Seuls 15% des clients allèrent encaisser le chèque...
Moi je pense que j'aurais simplement changé de banque. Pas vous?


(*) mise en abyme de génie, mouhahahaha.
PS: elle est bien la photo hein? C'est la seule raison décente de voir le film
Transformers.

11 mars 2008

Les Nouvelles à emporter (4)

medium_typewriter.jpgFin de transmission
Blake L. Stanford avait toujours rêvé d'être son propre patron. La hiérarchie et les contraintes le mettaient hors de lui, mais dans son secteur, l'espace, et dans son métier, astronaute solo en station orbitale internationale, il avait appris à faire des compromis. Il était en mission le 12 mars quand la comète Hilkinson-Huggins fut signalée arrivant droit sur la Terre. Le 13 mars, elle toucha le Pacifique et le 14 au matin, la Terre cessa d'envoyer des ordres. Blake L. Stanford fut comblé.

Les nouvelles à emporter (3)

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Les deux jumelles dans la tombe
La veuve Mercier était une retraitée heureuse et une femme comblée. Victime d'un mari sans le sou épousé par tendresse, elle lui était restée fidèle autant par devoir que par convenance, bien que le conjoint aigri lui reprochât sans cesse son immense fortune et l'incapacité qu'il avait à en jouir. Un incendie providentiel mit fin à la vie du grincheux. On ne retrouva jamais son corps, consumé dans les ruines du ménage. Très abîmée au visage et aux yeux, la veuve enfin libre se tenait depuis à l'écart de la lumière, entourée de jeunes gens pétillants qui l'entretenaient dans la vie de plaisirs à laquelle son rang la destinait. Elle pouvait enfin jouir de son argent, et en profita jusqu'à sa mort, l'année dernière, laissant de nombreux protégés orphelins, et quelques dettes. Ce n'est qu'au moment de la mettre en bière qu'on remarqua ses testicules: ce n'était pas la veuve, c'était le veuf Mercier.